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10/03/2022  |  Union

Conférence Sport Achat : le point sur la filière REP

©UNION sport & cycle
Actualité forte de cette année pour les entreprises du sport, des loisirs et du cycle, la mise en place de la filière de responsabilité élargie du producteur (REP) des articles de sport s'est invitée au cœur du salon Sport Achat.

La nouvelle filière à responsabilité élargie du producteur des articles de sport est effective depuis le 1er janvier 2022. Quel endroit plus pertinent donc que le salon Sport Achat de Lyon Eurexpo réunissant 418 marques et près de 2 500 visiteurs pour aborder cette thématique qui fait son entrée dans le quotidien des fournisseurs autant que des détaillants ? Pierre Gogin, Simon Blin (UNION sport & cycle) et Vanessa Montagne (Ecologic) se sont donc retrouvés autour d'une table ronde animée par Laurent Davier, rédacteur en chef de Ski Chrono, pour rappeler ou expliciter -selon le niveau d'information de chacun- les grandes lignes de cette mesure liée à l'adoption de la loi anti-gaspillage pour l'économie circulaire (loi AGEC). Car si elle est effective depuis déjà 3 mois, elle reste pourtant méconnue pour beaucoup d'acteurs de l'industrie.

Une éco-contribution pour chaque article de sport et loisirs obligatoire

Depuis le 1er janvier, producteurs, distributeurs et importateurs d'articles de sport et loisirs sont en effet devenus responsables de la gestion de leurs déchets et du financement, par la même occasion, de l'éco-organisme Ecologic, chargé d'organiser la collecte, le tri et le traitement (recyclage, réutilisation ou valorisation) des articles de loisirs et de sport (du matériel de ski à la balle de ping pong en passant par un ballon ou un vélo...). Pour financer cette dernière, une éco-contribution est associé à chaque catégories de produits avec un montant associé par « Unité de vente consommateur (Par exemple une paire de chaussures de ski) en fonction du poids. D’autres filières à responsabilité élargie du producteurs sont en place depuis plusieurs années telles que celles des emballages, de l'électroménager ou encore du textile avec l'éco-organisme Re-Fashion.

La réponse à une attente consommateur et au capital défi environnemental

« Aujourd'hui, certains le voit comme une simple taxe mais c'est pourtant bien davantage, annonce Pierre Gogin, président de la commission développement durable de l'USC. Cela répond à une attente des consommateurs donc c'est une opportunité à saisir, un flux à exploiter car les clients ramèneront leurs produits en fin de vie en magasin. C'est compliqué car notre secteur est très hétérogène et les typologies d'articles très disparates aux contraires de la pile ou de l'emballage pour ne citer qu'eux mais on avance collectivement pour relever le défi de trouver des réponses et gérer la fin de vie de nos produits qui est un vrai problème environnemental.. ». Si le montant sera dérisoire à l'unité pour un consommateur final, l'éco-contribution peut représenter plusieurs milliers voire millions d'euros à l'échelle d'un gros opérateur. 

Innover et inventer de nouveaux modèles pour éviter le déchet incinéré

Outre l'éco-contribution que doivent intégrer dès cette année tous les metteurs en marché (producteurs, distributeurs en tant qu’importateurs, distributeurs en marques propres), se met en place en effet en parallèle une démarche de filière de collecte des articles de sport et loisirs en fin de vie qui deviendra obligatoire pour les enseignes de sport physiques et digitales à partir du 1er janvier 2023. « On va travailler sur différents aspects, la réutilisation, le réemploi, le recyclage avec un changement de fonction de l'article et en dernière alternative sur le recyclage en tant que matière pour avoir recours le moins possible à l'incinération. » précise Vanessa Montagne, directrice Nouvelles Filières chez Ecologic tandis que des initiatives de collectes expérimentales sont d'ores et déjà en cours aux quatre coins de l'Hexagone.

Après quelques années de pédagogie et sensibilisation, l'heure est donc désormais à l'action. «Aujourd'hui, cette nouvelle législation paraît complexe et contraignante parce qu'elle n'a pas toujours été appréhendée et que l'éco-contribution peut être difficile à absorber pour certains acteurs mais dans quelques années, elle sera parfaitement intégrée », rassure Vanessa Montagne. A l'instar de la filière textile qui vient même de « voter à l'unanimité une hausse de 40% de l'éco-contribution après 15 années d'existence » se félicite Simon Blin, responsable développement durable de l’UNION sport & cycle.

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